Qui je suis  ?

Je n’ai pas commencé la photographie pour faire de belles images.

J’ai commencé pour ne pas oublier.

Au départ, il n’y avait pas de plan, pas de stratégie, pas de “carrière”.

Juste un besoin.

Le besoin de figer un instant avant qu’il ne disparaisse.

De garder une trace de ce qui compte, de ce qui passe trop vite.

La première fois que j’ai pris un appareil en main, je ne savais pas vraiment ce que je faisais.

Mais je savais une chose :

quand je regardais à travers le viseur, le monde devenait plus clair.

Plus calme.

Comme si tout prenait enfin sa place.

Je photographiais ce qui m’entourait.

Les gens.

Les regards.

Les silences.

Les moments simples que personne ne remarque… mais qui disent tout.

Très vite, j’ai compris que la photographie n’était pas une question de technique.

C’était une question de ressenti.

De connexion.

De vérité.

Chaque image devenait une manière de raconter une histoire sans parler.

Une manière de dire : “J’y étais. Ça a existé. C’était réel.”

Avec le temps, l’appareil n’était plus un objet.

C’était une extension de moi.

Un outil pour traduire ce que je voyais, mais surtout ce que je ressentais.

Je me suis rendu compte que ce que je cherchais, ce n’était pas la perfection.

C’était l’authenticité.

Les émotions brutes.

Les instants imparfaits mais sincères.

La photographie m’a appris à regarder autrement.

À ralentir.

À observer les détails.

À comprendre que chaque personne a une histoire, et que chaque image peut en porter une.

Aujourd’hui, je photographie toujours avec la même intention qu’au début :

capturer ce qui a de la valeur avant que le temps ne l’emporte.

Parce que les images restent.

Et parfois, elles disent plus que les mots.